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MarrakechLa perle du Sud continue de fasciner les touristes étrangers. Cité qui témoigne d'une grande succession de civilisations, Marrrakech entend jouer son rôle dans le Maroc moderne avec notamment son Festival international du film.
C'est en 1062 que Youssef ben Tachfine, à la tête des Almoravides, construit la cité pour contrôler le Haut-Atlas. Aujourd'hui, la ville conserve encore des vestiges de cette dynastie : les ruines de la Kasbah d'Abou Baker, la mosquée de Ben Youssef, le palais de Ali Ben Youssef et la porte de Bab Aylane. Autre exemple, la palmeraie qui recouvre actuellement 13.000 hectares à l'est de la ville est l'œuvre également des Almoravides.
Sous le règne des souverains Almohades (1147-1269) Marrakech connut une prospérité nouvelle. En effet, dès 1147 Abdelmoumen Al Mouahidi fit construire sur les ruines des fondations almoravides, la mosquée de la koutoubia avec son haut minaret de 77 m. La renaissance de la capitale sous les souverains Saâdiens (1510-1659) donna lieu à une nouvelle floraison artistique attestée par les ruines du palais El-Badii, les tombeaux Sâdiens et la réalisation d'un grand nombre de fontaines. A l'arrivée des Alaouites et de Moulay Hassan 1er consacré Roi en 1873, la ville retrouva tout son prestige avec la restauration de la kasbah et des remparts. Les Berbères et les Arabes s'y rejoignent, les nomades et les montagnards y convergent, les marchandises y abondent, l'artisanat y fleurit, palaces, hôtels, restaurants, golfs : Marrakech est bien la capitale touristique du sud marocain. Marrakech, c'est également la porte du Sud marocain. Malgré le climat chaud, la végétation abonde. On trouve aujourd'hui des parcs publics, des jardins et des arbres fruitiers en bordure des grandes artères de ville et cela est considéré par les habitants comme un défi à l'aridité. Marrakech est formée de deux villes. La médina entourée de remparts. Cette cité a été construite à l'époque des Almoravides pour lutter contre les attaques des Almohades, symbolise Marrakech. Guéliz, la nouvelle ville hors des remparts et créée sous le protectorat et c'est là que se trouvent regrouper les grands cafés et les grands hôtels. D'autre part, la ville a son festival national des arts populaires qui réunit chaque année dans la ville des troupes de musiciens et de danseurs venus de tout le Royaume. Cette cité prétend jouer dans l'avenir un rôle cinématographique important en Afrique grâce à son Festival international du film. Quelques lieux à visiter
Après la visite de Jamaa el-Fna, il est intéressant de se diriger vers le nord de cette place où se trouvent les souks et la mosquée Sidi Ben Youssef, la plus grande de la ville après la koutoubia. Le visiteur peut également faire un tour à la «koubba», le tombeau almoravide, la médersa Ben Youssef et le musée de Marrakech. Au sud de la place, après le riad Zitoun el-qadim, il y a les tombeaux Saadiens. Les tanneries de bab ed-Debbagh et la Menara valent également le détour. Le jardin Majorelle à la couleur déposée Le jardin Majorelle, îlot de calme et de fraîcheur est situé en plein cœur de la ville de Marrakech. Sa notoriété n'a été que grandissante ces dernières années.
Le jardin porte le nom de son créateur, peintre et grand amateur de botanique Jacques Majorelle. Laissé à l'abandon après la mort de son propriétaire, le jardin ne doit son salut qu'à ses nouveaux acquéreurs: Yves Saint Laurent et Pierre Bergé. Le jardin Majorelle se trouve à l'angle du Boulevard Safi, au nord de la ville derrière la gare routière. Le bleu vif dans toute la propriété de Jacques Majorelle est une couleur «déposée». Autres curiosités, la visite des souks vaut également le détour : souk Smarine, souk Ghazal, souk el-Batna, souk el-attarine, souk el-Kebir, le souk des bijoutiers et souk des Cherratine. « Marrakech est un tissu nourri de pulsions, de rêves, de passions. Les couleurs donnent des émotions, sans imposer d'explications. Et pourtant des émotions renouvelées puisqu'une même nuance ne sera plus au coucher du soleil ce qu'elle était quand furent abordés ce passage, cette ruelle, cette cour. Le rose devient lilas et virera à la framboise. Cette mutation colorée durera, dans les ombres chaudes, puis s'effacera dans la lumière trop crue qui abolit les coloris, jusqu'au crépuscule qui les restituera avant de les éteindre. Jusqu'à demain. » François Pédron - Ecrivain
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